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DÉsignations des aliments de l'Ontario

RÉsultats de sondages auprÈs des consommateurs, dÉsignations rÉvisÉes et comparaison avec les allÉgations « Produit du Canada »

CONTEXTE
En mars 2008, le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales (MAAARO) a entrepris d’élaborer pour l’Ontario des désignations d’aliments qui seront appliquées dans le cadre des programmes gouvernementaux de commercialisation des aliments. La voie choisie a été d’encourager l’industrie à élaborer elle même ces désignations par classe de denrées alimentaires qui sont conformes aux pratiques de production alimentaire ontariennes et qui permettent de conserver un contenu ontarien élevé. Ce modèle reprend en partie les caractéristiques du « Red Tractor Program » mis sur pied au Royaume Uni.

En mars et en avril, le MAAARO a oeuvré de concert avec des associations industrielles à la formulation de désignations par classe de denrées alimentaires qui s’appliquent à leurs secteurs d’activité. Les désignations présentées ont ensuite été proposées aux groupes ontariens de la transformation, de la vente au détail et des services alimentaires afin d’obtenir une première rétroaction de leur part. À cette étape, certaines désignations ont été reformulées de manière à tenir compte des commentaires exprimés.

Tôt en octobre, la société de recherche Ipsos Reid Public Affairs a réuni des groupes cibles de consommateurs. Les quatre groupes étaient composés d’acheteurs habituels de produits alimentaires (un minimum de huit par groupe); pour les spécialités, deux groupes ont été constitués; ils étaient composés de personnes qui préparent elles mêmes les repas pour leur famille et d’autres qui se définissent comme des « locavores ». Ces groupes cibles ont tenu leurs activités à Kitchener et à Oakville; ils se composaient de participants issus des milieux urbains ainsi que des milieux ruraux.

La majorité des désignations a suscité une rétroaction positive; cependant quelques unes doivent être clarifiées. Au bilan, il appert que les consommateurs ontariens veulent des désignations claires et concises, et qui livrent une information détaillée sur l’origine des produits. En général, les consommateurs acceptent bien ces désignations pourvu que certaines modifications soient apportées. Le MAAARO a communiqué les conclusions des groupes de consultation à l’industrie et quatre désignations ont été modifiées avant d’être soumises de nouveau à l’avis des consommateurs.

L’étape de l’examen par des groupes cibles étant complétée, Ipsos Reid a procédé à une enquête par Internet auprès de 500 acheteurs habituels de produits alimentaires. L’enquête portait de façon détaillée sur quatre désignations spécifiques à certaines denrées. Elle a permis d’obtenir davantage de rétroaction sur la compréhension globale, par les consommateurs, de ce que sont les aliments ontariens.

RÉSULTATS DES SONDAGES AUPRÈS DE GROUPES CIBLES DE CONSOMMATEURS QUI SONT DES ACHETEURS HABITUELS DE PRODUITS ALIMENTAIRES

Le sondage auprès des groupes cibles a montré que les consommateurs réagissent favorablement aux désignations proposées en vue de parvenir aux objectifs gouvernementaux de commercialisation. Toutefois, lorsqu’ils ont examiné toutes les désignations par classe de denrées, ils ont proposé de nombreux changements pour des raisons de cohérence et de clarté. Voici les changements demandés pour que les désignations recueillent l’approbation des consommateurs :

  • La cohérence dans le choix des mots pour toutes les viandes
  • Moins d’ambiguïté avec des mots et des expressions comme « extérieur de la province »
  • Emploi d’énoncés décrivant la valeur dans les désignations (p. ex., parler des « agriculteurs de l’Ontario » et de l’« économie de l’Ontario »)
  • Suppression des termes vagues comme « commencé » et « fini »; employer plutôt « né » et « abattu »
  • En cas d’inscription d’un pourcentage dans une désignation, indication de l’origine du reste du produit
  • Éviter d’employer le terme « volume final » – ce n’est pas clair

Il est apparu un consensus à l’effet que le logo Ontario, terre nourricière devrait servir à identifier tous les aliments ontariens au détail, incluant les produits agricole, la viande et autres aliments. Cette constatation est conforme aux résultats de sondages effectués en 2006 qui avaient précédé le lancement de la stratégie intitulée Cueillez la fraîcheur de l’Ontario! Ces sondages sont précis à ± 4,4 % dix-neuf fois sur vingt.

RÉSULTATS DU SONDAGE PAR INTERNET AUPRÈS DES ACHETEURS HABITUELS DE PRODUITS ALIMENTAIRES

Le sondage chiffré portait sur quatre désignations spécifiques à des denrées (boeuf, poulet, lait, aliments transformés); il était assorti d’autres questions sur la façon dont les consommateurs définissent les produits alimentaires ontariens. Les consommateurs se sont montrés très satisfaits de ces désignations, la cote d’appréciation étant comprise entre 75 % et 88 % pour les quatre désignations évaluées. Les enquêteurs ont remarqué peu de variation dans les résultats selon l’âge, le sexe, la région ou même l’attitude face à l’achat d’aliments produits localement. Les adultes d’un plus jeune âge sont quelque peu moins satisfaits des désignations appliquées au boeuf et aux aliments transformés, mais on estime que le pourcentage de satisfaction demeure très élevé.

Aux questions relatives à l’origine des ingrédients qui entrent dans la composition de différents aliments transformés, les consommateurs ont très clairement exprimé leurs attentes quant au contenu ontarien qu’il faut pour qu’un produit se qualifie comme produit de l’Ontario.

Dans le sondage chiffré, à la question portant sur des aliments transformés dont le principal ingrédient ne provient pas de l’Ontario (par exemple le fromage à la crème aux ananas), 87 % des répondants affirment qu’il ne faut pas marquer que de tels produits transformés proviennent de l’Ontario. À la question sur les principaux ingrédients dans les aliments transformés (p. ex., l’origine des légumes et du boeuf dans la soupe aux légumes et au boeuf), 88 % des consommateurs s’entendent pour dire que les principaux ingrédients doivent provenir de l’Ontario pour que les aliments soient identifiés comme des produits de l’Ontario. Cet avis est conforme aux désignations proposées aux objectifs de commercialisation du gouvernement.

L’opération de désignation des aliments ontariens a clairement conduit à la conclusion que les ingrédients identifiés doivent être d’origine ontarienne. Les consommateurs ont clairement affirmé que les programmes gouvernementaux de commercialisation doivent promouvoir les produits contenant des ingrédients d’origine ontarienne en pourcentage élevé. Ce regard sur les choses est conforme aux exigences fédérales sur les allégations « Produit du Canada » sur les étiquettes.

Dans leur réponse, 97 % des acheteurs habituels de produits alimentaires reconnaissaient le logo Ontario, terre nourricière. Lorsqu’on a demandé à ces personnes si elles encourageaient l’emploi du logo Ontario, terre nourricière servant à désigner dans les commerces de détail les aliments produits en Ontario, comme les viandes, les produits laitiers et les aliments transformés, plus de 92 % ont répondu par l’affirmative (soit 486 répondants sur 500).

DÉSIGNATIONS DES PRODUITS ALIMENTAIRES ONTARIENS APPROUVÉES PAR L’INDUSTRIE ET PAR LES CONSOMMATEURS

On trouvera ci après les désignations que le gouvernement emploiera aux fins de la commercialisation. Les organisations de denrées alimentaires qui n’ont pas formulé de désignations spécifiques pour leurs denrées en vue des programmes gouvernementaux de commercialisation utiliseront des désignations cent pour cent ontariennes (né, élevé, abattu et transformé en Ontario).

Boeuf de l’Ontario
Le boeuf de l’Ontario doit être né ainsi qu’avoir été engraissé, abattu et transformé dans des installations ontariennes approuvées. Lorsque le nombre de naissances de veaux en Ontario ne suffit pas pour répondre à la demande de viande de bœuf, il est possible de se procurer des veaux d’autres sources canadiennes. Ce bœuf doit être engraissé, abattu et transformé en Ontario. Cela doit correspondre à un réinvestissement supérieur à 80 % des coûts directs de production au niveau de la ferme et dans l’économie ontarienne.

Les tranches de boeuf et les rôtis à l’état cru ou congelé ainsi que les autres coupes à l’état cru doivent provenir d’animaux ayant moins de 30 mois. Ils doivent répondre aux critères sus mentionnés et les carcasses doivent être classifiées selon un régime reconnu de catégorisation (régime du Canada ou l’équivalent).

Fromage de l’Ontario
Plus de 90 % du lait entrant dans la fabrication du fromage ontarien doit provenir d’exploitations laitières ontariennes. Jusqu’à 10 % du lait servant au fromage fondu en Ontario peut provenir d’autres sources canadiennes. Le caillé et le lactosérum doivent être produits en Ontario à partir d’intrants laitiers d’origine ontarienne. Tous les ingrédients secondaires identifiés doivent être cultivés et produits en Ontario (p. ex., fromage à la crème et aux fraises).

Poulet de l’Ontario
La viande de poulet de l’Ontario doit provenir de poulets issus d’œufs pondus en Ontario ou de poussins récemment éclos qui peuvent provenir du reste du Canada ou des États-Unis. Ces derniers doivent toutefois être élevés, abattus et transformés en Ontario.

Produits laitiers de l’Ontario (yogourt, crème sûre, etc. – à l’exclusion du lait et du fromage)
Plus de 90 % du lait dans les produits laitiers de l’Ontario doit provenir d’exploitations laitières ontariennes. Jusqu’à 10 % du lait passant à la transformation en Ontario peut provenir d’autres sources canadiennes. Tous les ingrédients secondaires identifiés doivent être cultivés ou produits en Ontario (p. ex., le yogourt aux pêches).

Œufs de l’Ontario
Les oeufs de l’Ontario doivent provenir d’exploitations avicoles ontariennes.

Fruits de l’Ontario
Les fruits de l’Ontario doivent être cultivés dans cette province.

Miel de l’Ontario
Le miel doit être produit, extrait et emballé en totalité en Ontario.

Agneau de l’Ontario
L’agneau de l’Ontario doit être né ainsi qu’avoir été engraissé, abattu et transformé dans des installations ontariennes.

Sirop d’érable de l’Ontario
L’eau d’érable doit être recueillie en totalité et le sirop d’érable doit être conditionné et emballé en totalité en Ontario.

Lait de l’Ontario
Plus de 90 % du lait traité en Ontario doit provenir d’exploitations laitières ontariennes. Jusqu’à 10 % du lait de transformation en Ontario peut provenir d’autres sources canadiennes. Tous les ingrédients secondaires identifiés doivent être cultivés ou produits en Ontario.

Porc de l’Ontario
Le porc de l’Ontario doit provenir d’animaux nés, engraissés, abattus et transformés dans des installations ontariennes.

Produits alimentaires transformés de l’Ontario
Les produits alimentaires transformés de l’Ontario doivent contenir en majeure partie des ingrédients provenant de cette province. Plus de 80 % des coûts directs de production doivent revenir dans l’économie ontarienne. Les ingrédients agricoles principaux doivent répondre à la désignation d’aliments de l’Ontario s’appliquant à eux.

Exemple : « Timbale de poulet de l’Ontario » — 80 % des coûts directs de production doivent être réinvestis dans l’économie ontarienne et la viande de poulet contenue dans ce plat doit provenir de poulets issus d’œufs pondus en Ontario ou de poussins récemment éclos qui peuvent provenir du reste du Canada ou des États Unis. Ces poulets doivent toutefois être élevés, abattus et transformés en Ontario.

Farine de blé tendre de l’Ontario (farine à gâteau et à pâtisserie)
Sa production ontarienne étant considérable, le blé tendre doit être cultivé et moulu en totalité en Ontario.

Légumes de l’Ontario
Les légumes de l’Ontario doivent être cultivés dans cette province.

 

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